AFANVI Yawa, revendeuse de pagnes à Kpalimé

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Si les femmes entreprenaient par nécessité, elles sont aujourd’hui de plus en plus nombreuses à se lancer par envie et par détermination. AFANVI Yawa, entrepreneure dans l’âme est revendeuse de pagnes à Kpalimé.  Malgré les difficultés, surtout après le décès de son père au début des années 2000, elle refuse d’être marginalisée ou réduite au rang très « traditionnel » de la femme au foyer vouée à la maternité et se lance dans la revente de pagnes. Bénéficiaire FNFI, elle a pu s’autonomiser.

PARCOURS

Le réveil affiche 9 heures ce matin-là. AFANVI Yawa, l’air détendu, vient d’ouvrir sa boutique de pagnes au Grand marché de Kpalimé. Son premier réflexe est d’allumer son téléphone portable car pour cette autodidacte en e-commerce qui vient de suivre une formation en entrepreneuriat numérique, vendre ses pagnes sur internet est une nécessité. En effet, le pagne autrefois réservé uniquement répond désormais à tout type de couture et intéresse les jeunes de Kpalimé. « Ma clientèle est surtout constituée de femmes, mais j’ai clients très jeunes aussi. Pour fidéliser ces derniers, j’utilise surtout WhatsApp et je suis en contact permanant avec eux », confie AFANVI Yawa.

Mais le rêve de dame AFANVI Yawa aurait pu virer au cauchemar après le décès de son père au début des années 2000. Elle rejoint alors sa grande sœur pour quelques années, puis se marie et devient femme au foyer. Très rapidement, le besoin d’avoir une Activité Génératrice de Revenus pour participer activement aux besoins de sa famille et aider son mari se fait sentir. C’est ainsi qu’elle découvre le FNFI par l’entremise d’une amie en 2015. « Je cherchais à m’en sortir. Et c’est là qu’une amie m’a parlé du FNFI. Nous avons fait un groupement de 5 personnes pour avoir le prêt FNFI » se rappelle-t-elle. Et elle complète. « Vers fin 2015, j’ai pu obtenir alors un premier prêt de 30 000 FCFA, ce qui m’a permis d’acheter quelques pagnes et mon business a commencé ».

Avec son épargne et les prêts successifs obtenus, elle réussit à ouvrir une boutique pour mieux servir sa clientèle.

SURMONTER LES DEFIS

Si tout le monde peut en théorie le devenir, n’est pas entrepreneure qui veut. Réussir dans les affaires requiert un certain nombre de qualités et de compétences qui ne s’acquièrent pas toutes sur les bancs de l’école. AFANVI Yawa en fait la preuve, manifestant une forte personnalité qui l’a aidé à faire face aux différents défis et difficultés qu’elle rencontre au quotidien. C’est en cela que s’exprime l’essence même de la femme Togolaise : espoir, courage et persévérance. Des valeurs qui lui permettent aujourd’hui d’être une opératrice économique connue et admirée de la ville de Kpalimé. « Mon chiffre d’affaires mensuel tourne autour 600 mille FCFA et mon bénéfice net 150 000 FCFA »

Grace à son commerce, AFANVI Yawa participe également au bien-être des membres du foyer avec efficacité et ne cesse de gagner en légitimité au sein de sa communauté.

L’ACCES AU FINANCEMENT

L’accès au financement a été un frein pour AFANVI Yawa. Grace au FNFI, elle a pu se lancer et est devenue une femme autonome.

Les success stories FNFI à l’instar de dame AFANVI Yawa attestent des incroyables retombées positives de la participation des femmes à la vie économique pour les familles et les communautés. Sans oublier qu’en multipliant les entreprises détenues par des femmes, on multiplie aussi les sources d’emplois.

Parmi ses objectifs, AFANVI Yawa rêve d’ailleurs de recruter.  Elle nous confie : « Mon objectif, c’est d’avoir une boutique beaucoup plus grande et surtout aller faire mes achats en gros à l’extérieur. Il me faudra du personnel ». Ce rêve, elle pourra le réaliser avec le FNFI, car bénéficiaire en fin des cycles des produits FNFI, elle est éligible pour le produit Nkodédé.

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