Echos des bénéficiaires des Produits FNFI

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Dans ce nouveau numéro de votre rubrique ‘’Echos des Bénéficiaires des produits FNFI’’, votre journal Togo Matin vous conduit dans la Région de la Kara, 420 km au nord de Lomé, pour partager les expériences de Mlle Lalabia Gado Jacqueline, promotrice de Anaïs coiffure, bénéficiaire du produit ‘’Accès des Jeunes aux Services Financiers (AJSEF) du Fonds National de la Finance Inclusive (FNFI).

Le Produit AJSEF vise les jeunes diplômés sans emplois, les jeunes artisans avec à la clé un appui financier devant permettre à ces derniers de démarrer ou de consolider une activité génératrice de revenus. Depuis la mise en œuvre du Produit AJSEF sur le terrain, des milliers de jeunes de toutes les régions ont eu accès à ce produit qui a induit de nombreux changements dans leur quotidien. Au ombre de ces bénéficiaires, Lalabia Gado Jacqueline, 30 ans résidant à Kara dans la préfecture de la Kozah.

‘’ J’ai 30 ans et je suis coiffeuse de formation. Apres l’obtention de mon certificat il ya quelques années, j’éprouvais d’énormes difficultés à m’acheter des kits d’outillage pour démarrer mes activités. Cela constituait des soucis pour moi. En mars 2015, j’ai suivi avec beaucoup d’intérêt la cérémonie de lancement du Produit Accès des Jeunes aux Services Financiers (AJSEF).  Quelques semaines plus tard, une équipe du FNFI est venu dans la région de la Kara pour animer des émissions de sensibilisation sur les radios locales. Les émissions étant interactives, j’ai appelé et j’ai posé plusieurs questions qui m’ont permis de mieux cerner les contours de ce produit. Certaines de mes amies de bonne foi du quartier et moi nous sommes constituées en groupe solidaire et nous nous sommes rendus auprès de PROMOFINANCE Kara pour nous faire enregistrer. Nous avons suivi tout le processus.’’

Un processus de formation en création de micro entreprise et gestion de crédit indispensable avant tout déblocage de crédit, la formation étant assurée par des Prestataires de Services Techniques. La formation est indispensable afin de doper les capacités des bénéficiaires à mieux rentabiliser leurs activités.

‘’ Après la formation qui je l’avoue était très intéressante, j’ai obtenu un premier crédit de 300.000 F CFA qui m’a permis de louer un petit local, d’acheter des kits de coiffure et de pouvoir monter mon atelier que j’ai baptisé Anaïs Coiffure. Je dois avouer que je me suis installé dans un nouveau quartier ici à Kara et j’ai la chance de posséder l’un des rares ateliers de coiffure dans ma zone. Ce qui fait que j’ai assez de clientes et je parviens à dégager un bon chiffre d’affaire.’’

Un an plus tard, Jacqueline a soldé le premier crédit qu’elle a reçu et sollicite un second crédit sensé lui permettre de diversifier ses activités. Mais elle n’ignore pas que le second crédit également de 300.000 FCFA est également remboursable sur une période de 12 mois.

‘’ J’ai pu mesurer une fais que j’ai soldé le premier crédit combien le crédit AJSEF m’a permis de prendre mon destin en main et de gagner le pari de mon devenir. Parce que j’ai réussi à rentabiliser le premier crédit que j’ai reçu, j’ai fait la demande pour obtenir le second crédit également de 300.000FCFA. Ce crédit m’a permis d’ajouter à mon activité de coiffure, des activités secondaires telles que la manicure et la pédicure. Comme vous le savez, ce genres d’activités marchent de père. Quelqu’un qui veut se faire belle de la tête veut également avoir des mains et des pieds bien jolis. C’est profitable pour moi d’avoir su allier ses trois composantes.’’

L’expérience de Jacqueline est passionnante et recoupe celles de plusieurs autres jeunes à travers le pays qui ont eux aussi rejoint la dynamique de l’inclusion financière.

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