INANA-TEXTILE, UN EXEMPLE DE LA RESILIENCE GRACE AU CREDIT DE RELANCE DU FNFI

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KUEVI ANANI DJIDJEMÉ est un entrepreneur Togolais installé à Aného qui exerce son activité dans le domaine de la tisseranderie. C’est en 2016 qu’il s’associe à 3 étudiants pour créer Inana-Textile, une entreprise spécialisée dans la fabrication et la vente de pagnes artisanaux Kenté. Ainsi ce groupe de jeunes préserve une tradition ancestrale en la modernisant et en proposant des articles raffinés. Fortement impactée par les conséquences de la pandémie de la Covid-19, l’entreprise a pu renaître avec le Crédit de relance.

Le ralentissement induit par la pandémie de la Covid-19 affecte d’abord et avant tout l’économie réelle, composée des TPME (Très Petites et Moyennes Entreprises) et de leurs salariés. Ces acteurs, dont le rôle est crucial pour l’économie, sont plus susceptibles de souffrir que les plus grandes.  C’est le cas de l’entreprise Inana-Textile à Aného. Avec des ressources limitées pour s’adapter, l’entreprise a montré aux premières heures de la pandémie toute sa vulnérabilité. « Covid19 a ralenti nos activités » dévoile avec amertume KUEVI ANANI DJIDJEMÉ. Et il complète. « La fermeture des frontières a rendu difficile la circulation de nos produits. Il y a eu aussi rupture de nos stocks en matière première. Nous avions donc réduit le personnel. Ce qui fait que notre production avait chuté et le chiffre d’affaire est passé de 13 à 8 Millions ».

Comme toute entreprise en difficulté, Inana-Textile a cherché par tous les moyens à s’en sortir. « Nous avions par exemple cherché à faire partenariat avec la commune lacs 1. Ce qui pourrait nous offrir un marché local et aider à recruter la main d’œuvre dans la communauté », nous signifie KUEVI ANANI DJIDJEMÉ. Mais entre-temps, le gouvernement a mis en place des mesures pour atténuer les répercussions économiques de la pandémie et soutenir les TMPE. Au nombre de ces mesures, le crédit de relance, une ligne financière qui permet d’octroyer via Orabank, 20 milliards de FCFA de volume de crédits directs destinés aux acteurs économiques qui en font la demande. Les concernés peuvent obtenir jusqu’à (10 millions à un taux bonifié de 5 %.  Ayant appris cette opportunité à travers les canaux digitaux, Inana-Textile contacte le FNFI, mène les démarches nécessaires et obtient un financement. « Nous avions obtenu les infos sur le crédit de relance relance un jour en surfant sur internet et nous avions contacté les consultants pour nous aider à rédiger un plan de financement » informe-t-il.

Il est trop tôt pour prendre la mesure de toutes les incidences de la COVID-19. Mais, quand les bonnes décisions sont prises, il y a des raisons d’espérer. Le gouvernement Togolais le prouve à travers le crédit de relance. Le financement a permis à Inana-Textile de recruter de la main d’œuvre, de faire le stockage en matière première et de construire des hangars. « Le crédit relance nous a permis de rebouster notre production et de servir le marché local ».

Nul doute que le manque ou le défaut d’accès à un financement officiel peut constituer un obstacle majeur empêchant une TPME de fonctionner efficacement, d’entretenir ou de remplacer ses machines, d’acquérir du matériel et des services au coût le plus économique, et de se moderniser ou de se développer. Avec le crédit de relance les TPME Togolaises voient leurs résiliences renforcées. Elles réussissent par ailleurs à dynamiser la croissance économique et à créer emplois. Ils sont désormais 13 tisserands à travailler pour Inana-Textile.

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