Pitalinam Tchilalou, de vendeuse à la sauvette d’ignames à grossiste

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Pitalinam Tchilalou était encore une jeune femme quand elle est devenue vendeuse à la sauvette d’ignames à Blitta. Une de ces dames qui courent derrière des véhicules pour proposer aux passagers des ignames. Mariée, elle a quitté son village pour poursuivre cette activité, rêvant d’une vie meilleure pour ses enfants. Comme dans nombre de communautés rurales du Nord au Sud, à l’instar des autres femmes, elle doit prendre soin des enfants et veiller à ce qu’ils soient à l’abri du besoin.

En 2018, une rencontre fortuite lui a permis de briser le cercle vicieux de la pauvreté. Avec d’autres femmes de Yaloumbè, elles se sont organisées en groupement pour obtenir le financement FNFI. Grâce aux crédits successifs perçus, Pitalinam Tchilalou n’est plus vendeuse ambulante. Elle dispose désormais d’un domaine au bord de la route pour ses ignames. Mieux, elle ne se limite plus à la vente de ces tubercules. « Grâce au FNFI, j’ai pu me trouver une place pour vendre mes ignames et j’ai commencé d’autres activités. Aujourd’hui je fais partie des grandes dames de Yaloumbè”, confie-t-elle fièrement. Puis elle ajoute : « j’ai pu m’acheter une moto tricycle pour les livraisons. En plus j’ai construit une petite maison »

Depuis l’avènement du FNFI, il est observé, preuves croissantes à l’appui, qu’une plus forte inclusion financière des femmes peut avoir un impact positif sur la réduction de la pauvreté, le développement local et sur la croissance économique. Une pleine participation des femmes sur un même pied d’égalité avec les hommes à l’économie rurale et nationale gage d’un développement durable et inclusif. Et ce témoignage, ce sont les hommes qui le font. A Blitta l’époux de dame Pitalinam tchilalou, a signifié sa fierté de voir son épouse devenir une actrice économique de premier plan. « Elle m’aide pour la scolarité des enfants, et pour les autres charges », a-t-il reconnu.

Mais cette brave et résiliente femme ne veut pas s’en arrêter là. Ayant appris l’existence du produit Nkodédé, elle a fait la demande pour élargir ses activités. Avec ses 3 millions FCFA de crédit, elle pourra renforcer son commerce. Et c’est aussi cela l’inclusion financière au Togo : libérer le potentiel de croissance des micros et petites entreprises détenues et gérées par des femmes.

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