Du 12 au 13 décembre 2025, les acteurs de la finance inclusive dressent le bilan d’une année charnière et tracent les perspectives pour 2026.
C’est au cœur du pays, dans la ville de Sokodé, que la Fédération des Bénéficiaires des Services Financiers (FEBESEF) a choisi de tenir, du 12 au 13 décembre 2025, sa grande rencontre annuelle. Un rendez-vous devenu incontournable pour les acteurs de la finance inclusive et les milliers de bénéficiaires de services financiers répartis sur l’ensemble du territoire. Pendant deux jours, toutes les parties prenantes de l’inclusion financière se sont retrouvées pour évaluer le parcours de la FEBESEF au cours de l’année sous revue et poser les jalons d’une stratégie plus ambitieuse à l’horizon 2026.
L’ouverture des travaux a été marquée par la présentation du rapport annuel des activités menées au cours de l’exercice 2025. Ce document, très attendu, met en lumière non seulement les avancées majeures réalisées, mais aussi les défis persistants auxquels sont confrontés les bénéficiaires des services financiers, notamment dans les zones rurales et semi-urbaines.
Selon les données exposées, l’année 2025 a été marquée par une augmentation notable du nombre de bénéficiaires accompagnés d’une diversification des mécanismes de financement adaptés aux populations vulnérables, ainsi que le renforcement des initiatives de sensibilisation à la gestion financière. Toutefois, le rapport souligne également des contraintes importantes : accès limité à certains services bancaires, lenteur des procédures administratives, difficulté de compréhension des régimes fiscaux, ou encore insuffisance d’outils de formation adaptés aux réalités locales.
Conscient de l’importance d’un renforcement constant des capacités, il a été organisé des formations à l’intention des bénéficiaires des crédits FNFI. Ces ateliers, animés par des experts nationaux en fiscalité et en opérations bancaires, ont permis d’aborder des thématiques essentielles telles que :
– la compréhension des obligations fiscales pour les bénéficiaires de microcrédits ;
– la maîtrise des opérations bancaires courantes ;
– la prévention du surendettement ;
– le suivi des activités génératrices de revenus grâce à des outils financiers adaptés.
Ces formations visent à donner aux participants des compétences leur permettant non seulement d’améliorer la gestion de leurs activités économiques, mais aussi de renforcer leur autonomie financière dans un contexte socio-économique en constante évolution.
Par ailleurs, l’un des moments les plus attendus de la rencontre annuelle reste la séance consacrée à l’identification des goulots d’étranglement rencontrés en 2025. À travers des discussions ouvertes, des témoignages de terrain et des ateliers de diagnostic, les participants ont passé en revue les principaux obstacles qui ont freiné l’atteinte des objectifs fixés.
Parmi les problématiques évoquées figurent entre autres la faible digitalisation des services financiers dans certaines zones, l’insuffisance du suivi rapproché pour certains bénéficiaires et la nécessité d’un dialogue plus constant entre institutions de Microfinances et usagers.
À l’issue des échanges, un rapport stratégique provisoire a été élaboré. Il servira de base pour la définition d’une feuille de route 2026 plus robuste, plus inclusive et mieux adaptée aux réalités économiques du terrain.
En clôturant les travaux, les responsables de la FEBESEF ont réaffirmé leur engagement à poursuivre la mission première de la fédération : promouvoir les intérêts des bénéficiaires, faciliter l’accès aux services financiers, et promouvoir une culture de gestion responsable.
L’année 2026 s’annonce déjà comme une phase d’innovation, avec la mise en place envisagée de nouveaux mécanismes d’accompagnement, l’introduction d’outils numériques et le renforcement des partenariats avec les acteurs étatiques et privés.
Pour les participants, cette rencontre de Sokodé aura été l’occasion non seulement de dresser un bilan lucide, mais aussi de renouveler la dynamique collective qui fait la force de la FEBESEF. Une dynamique indispensable pour bâtir une finance plus inclusive, plus accessible et centrée sur les besoins réels des populations.




