Agbana Esther / Revendeuse d’ustensiles en plastique à Agou

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Agbana Esther est une femme Togolaise originaire de la Préfecture d’Agou dans la Région des plateaux. Peu scolarisée, elle choisit très tôt l’agriculture pour survivre. Mais, devenue mère au foyer en 2016, elle décide de lancer une Activité Génératrice de Revenus afin d’assurer son essor économique personnel et celui de sa famille. C’est avec le produit Accès des Pauvres aux Services Financiers (APSEF) du Fonds National de la Finance Inclusive (FNFI) qu’elle réussit à atteindre son objectif. Retour sur l’histoire de dame Agbana Esther, bénéficiaire FNFI à Agou.

Orpheline et ayant grandi dans des familles d’accueil, Esther n’a pas eu la chance de terminer l’école primaire. Avant de se lancer dans l’entrepreneuriat, elle était agricultrice. Le déclic est venu lorsqu’elle est devenue mère et n’avait plus la capacité physique de continuer à aller au champ. Alors, elle réfléchit à comment se reconvertir dans une autre activité. « Je n’ai pas beaucoup étudié, donc je n’avais pas trop de choix. Il fallait que je trouve de l‘argent pour démarrer un commerce » annonce-t-elle.

C’est ainsi qu’elle opte pour la revente des bassines plastiques. Par la suite, Esther a eu l’occasion de suivre une séance d’information organisée par une institution de microfinance et elle découvre le FNFI et ses produits. En février 2017, débute son aventure avec le produit APSEF.  Avec son premier crédit, elle achète des bassines plastiques qu’elle écoule en quelques semaines. Progressivement, elle réussit à diversifier ses articles avec d’autres ustensiles en plastique : assiettes, bols, fourchettes, cuillères, paniers… etc.  Quand on demande à Esther pourquoi elle a choisi les ustensiles en plastique, elle explique : « j’ai choisi les ustensiles en plastique parce que ce n’est pas cher. C’est vrai que les ustensiles en aluminium et en métal durent, mais tout le monde n’a pas ce moyen-là. La preuve, j’écoule rapidement mes articles ».

Aujourd’hui, mariée et mère de 3 garçons, Esther est autonome et est un atout important pour sa famille et sa communauté. Se sentant investie d’une mission, elle veut aller plus loin encore : « je ne suis pas encore satisfaite. Je veux agrandir mon commerce et pourquoi pas devenir revendeuse grossiste d’ustensiles en plastique. Avec le FNFI, c’est possible » affirme-t–elle. Et d’ajouter : « ici à Agou-Gadjepe, je connais d’autres femmes qui se sont autonomisées avec les produits FNFI.  Je peux dire que la condition féminine s’est nettement améliorée à maints égards partout au Togo depuis que FNFI est là. »

Outre le FNFI, Esther ne fait pas des prêts ailleurs. Et voici la raison qu’elle évoque : « après avoir bouclé le cycle du produit APSEF, je voulais encore du financement pour évoluer. Mais les taux d’intérêts qui m’ont été proposés ne m’avantageaient pas. J’ai laissé ». En effet, avant le FNFI et ses produits, l’aspect le plus controversé par les femmes qui ont besoin de crédits est celui des taux d’intérêt appliqués par les micros prêteurs. Ces taux sont plus élevés, souvent même beaucoup plus élevés, que les taux bancaires ordinaires, parce qu’il est évidemment plus coûteux de prêter et de collecter un montant donné réparti en plusieurs milliers de prêts minuscules plutôt que de prêter et de collecter ce même montant réparti en quelques prêts de grande ampleur. Avec le FNFI ce problème est réglé et les Togolais ont depuis 2014 accès à des produits financiers avec des taux avantageux et bonifiés.

Le Togo a accompli des progrès notables en faveur de l’inclusion financière. Les femmes sont plus susceptibles de travailler à leur compte et de réussir. Mieux, avec le produit Nkodédé qui permet de passer de la microfinance à la banque classique pour des investissements plus conséquents, elles créent et dirigent des TPME. Sensibilisée récemment sur ce produit, Esther est conquise. Elle sera certainement parmi les futurs bénéficiaires du produit Nkodédé.

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