Amehon Afiwa, revendeuse grossiste de pagnes Wadja dans le marché de Kara

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La liberté d’organiser son emploi du temps comme bon vous semble est l’une des raisons principales pour laquelle des salariés quittent leur emploi pour se lancer dans l’entrepreneuriat. Vos journées vous appartiennent entièrement et nul besoin de rendre des comptes à qui que ce soit. Epouse d’un homme hyper mobile au début des années 2000, Amehon Afiwa, Responsable des ressources humaines dans une structure privée a dû quitter le salariat pour la revente de pagnes. Désormais installée à Kara, elle a pu compter sur le FNFI et excelle aujourd’hui dans son commerce. Retour sur son histoire

Se lancer dans la revente de pagnes : c’est la solution trouvée par Amehon Afiwa pour être capitaine de son propre navire et pour s’adapter au métier de son mari qui faisait beaucoup voyager le couple. Grace à cette activité, elle arrive à mieux concilier vie professionnelle et vie familiale. Elle raconte : « j’étais responsable des ressources humaines dans une entreprise. Mais pour une troisième fois mon mari a dû changer de ville à cause de son travail. Arrivée à Kara en 2015, j’ai finalement opté pour le commerce, notamment la revente de pagnes ».

C’est avec son épargne qu’elle achète ses premiers pagnes début 2016. Mais, conseillée par une amie, elle est également bénéficiaire du Produit Accès des Pauvres aux Services Financiers, APSEF, du FNFI. « J’avais déjà démarré avant de découvrir le FNFI. Mais j’ai été attirée par le taux d’intérêt des produits. C’est très avantageux. » nous confie-t-elle.

Ce choix, Amehon Afiwa ne l’a pas regretté. « J’ai monté ce business parce que j’avais besoin de liberté, alors j’ai privilégié la liberté par rapport à un bon revenu. Aujourd’hui je me dis que j’ai bien fait », dit-elle. En effet, depuis 2015, le couple n’a pas quitté Kara. Mieux, son commerce est un succès. Le tissu-pagne est le textile emblématique de la culture matérielle d’Afrique de l’Ouest, et tout particulièrement du Togo. Bien que majoritairement produit en Europe, il a fait l’objet d’une très forte réappropriation locale et se trouve aujourd’hui partout, utilisé pour tout et par tout le monde. Elle n’a donc pas eu de difficultés à avoir sa clientèle.

Sa réussite, c’est aussi parce qu’elle vend du wadja. C’est du tsigan à bas prix, ce qui permet à des femmes ne pouvant pas s’acheter du neuf de posséder tout de même. Depuis quelques mois elle vend carrément des balles de Wadja à de petites revendeuses. Et si elle a pu passer ce cap, c’est grâce au produit Nkodédé du FNFI. « J’ai eu récemment 5 000 000 FCFA avec Nkodédé. Ce qui m’a permis de devenir revendeuse grossiste de pagnes Wadja », conclue-t-elle avec fierté.

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