AMUZU ABRA ELI LIVRE SES SECRETS DE COUTURIERE

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Avec son parcours au secondaire, AMUZU Abra Eli aurait pu choisir la solution de facilité et trouver un emploi salarié stable. Pourtant, elle opte pour la couture et s’inscrit pour des formations professionnelles. C’est en 2016 qu’elle lance son atelier de couture à Zanguera. Aujourd’hui, la jeune entrepreneure qui entre temps a pu compter sur le FNFI pour augmenter le nombre de machines à coudre de son atelier ambitionne de faire de son entreprise le leader dans la production de vêtements pour hommes africains. Et les choses marchent bien pour elle.

PARCOURS

AMUZU Abra Eli a 27 ans. Elle est titulaire du BEPC, et de deux diplômes professionnels en couture.  C’est sur fonds propre qu’elle lance son atelier avec deux machines à coudre. Très portée vers la couture pour homme, la jeune AMUZU Abra Eli y voit une opportunité et finit par se spécialiser dans le domaine. Avec ses apprentis, elle se met au travail, reçoit l’appui de sa mère qui met à sa disposition des pagnes pour conception des modèles à montrer aux potentiels clients. Mais, très rapidement elle fait face à une difficulté. « Au départ je n’avais que deux machines à coudre. Mais comme je devenais de plus en plus populaire, le nombre d’apprentis aussi a augmenté. Il me fallait absolument augmenter le nombre de machine à coudre. Ça fait mal quand vous avez des apprentis compétents, mais par défaut de machine, le travail traine », précise-t-elle.

C’est ainsi qu’elle se met à recherche de fonds. Par l’entremise d’une amie, elle découvre le FNFI et mène les démarches. « Il faut dire que j’ai obtenu deux crédits avec le FNFI. 300 mille pour le premier prêt et 300 mille pour le deuxième prêt. Ce qui m’a permis de passer de 2 à 5 machines à coudre » affirme-t-elle avec fierté. Et elle ajoute « j’ai pu acquérir aussi un moyen de déplacement. Pour les clients qui n’aiment pas se déplacer, je vais donc chez eux avec ma moto ».

Grace à ces deux financements AMUZU Abra Eli a donc pu accroitre la capacité de production de son atelier. Ses nouvelles machines à coudre permettent à ses apprentis d’en faire plus. Des machines qu’elle n’aurait pas pu acquérir sans le FNFI. « Vous pouvez avoir des projets personnels ou professionnels qui vous tiennent à cœur, mais à cause d’un manque de trésorerie ou des difficultés d’accès au crédit vous ne pouvez pas avancer. Ce financement du FNFI a été une bouffée d’oxygène » révèle-t-elle. Et elle ajoute. « Avant, je gagnais environ 30 mille par mois. Aujourd’hui, je gagne entre 60 et 90 mille ».

DEMARCHE STRATEGIQUE

AMUZU Abra Eli a plusieurs catalogues pour présenter ses collections aux potentiels clients. Elle bouleverse les codes par sa créativité.

Son système de production vestimentaire est surtout adressé aux hommes. Mais elle coud des habits pour les femmes aussi. Il s’agit alors de créer entièrement un vêtement aux proportions du client dans les plus belles matières et les savoir-faire les plus exigeants « je pars des modèles populaires pour en arriver à des styles modernes avec ce goût que j’ai pour la fantaisie ». Raconte-t-elle.

LES DEFIS

Le premier défi de la jeune AMUZU Abra Eli a été celui de l’entourage familial et social : « Pourquoi faire ce choix de vêtements pour homme alors que j’ai surtout des amies femmes, ce qui représente une opportunité », s’amuse-t-elle. Celle-ci a dû notamment convaincre ses parents : « Si j’avais attendu l’approbation de ma famille, je n’y serais jamais allée ».

L’autre défi était le financement pour acquérir des machines et augmenter sa capacité de production. Défi surmonté grâce au FNFI.

OBJECTIFS ET CONSEILS AUX FEMMES

Son ambition est d’avoir un salon de haute couture moderne. Envers les femmes Togolaises, elle dit ceci « il n’y a pas de sot métier. Quel que soit votre domaine, cherchez à innover, à faire la différence. Et surtout allez vers le FNFI pour vos besoins en financements ».

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