OURO GNAO NAFISSATOU, DE MENAGERE A PROMOTRICE DE BOUTIQUE DE PRET-A-PORTER.

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Comme le dit un célèbre proverbe, nécessité est mère d’invention. De nombreuses femmes faisant face à des défis énormes se réinventent pour trouver des sources de revenus. Ouro Gnao Nafissatou est une femme Togolaise titulaire d’un BEPC, qui pour des questions d’argent, a dû abandonner les études pour se marier sur l’insistance de sa famille. Mais très rapidement, elle a senti le besoin d’être un soutien économique pour le foyer. Avec ses ressources, elle se lance dans la revente de bijoux, puis de pagnes et de tissus.  Au départ, elle « promenait » ses articles pour avoir des clients. Grace au FNFI, elle dispose désormais d’un prêt à porter dans la ville d’Atakpamé. Retour sur l’histoire de dame Ouro Gnao Nafissatou

PARCOURS

Ouro Gnao Nafissatou est une femme Togolaise qui a grandi à Kara avec sa grand-mère maternelle.  Après l’obtention de son BEPC, elle se marie et devient femme au foyer. Mais, le problème d’emploi s’est rapidement posé. Au lieu d’attendre tous les soirs son mari avant de faire la cuisine, elle décide de convertir ce temps en une action pouvant lui permettre de créer son propre emploi, de gagner des revenus et de participer aux charges.

Avec ses maigres économies, elle se lance dans la revente de bijoux à bas prix. Puis l’entrepreneure achète ses premiers pagnes et autres tissus qu’elle revendait en se promenant. « Au départ, je circulais dans la ville de Kara pour vendre mes articles. Je privilégiais surtout les bureaux », nous confesse-t-elle. Progressivement, elle a pu s’autonomiser, car disposant d’une clientèle fidèle. Mais, Ouro Gnao Nafissatou n’était pas satisfaite.  Désormais, son objectif est de disposer d’une baraque construite à base de matériel de qualité.

Pour financer la construction de sa baraque, elle a pu compter sur le FNFI. « C’est en 2015 que j’ai découvert le FNFI.  Ce qui m’a motivé à faire les démarches, c’est surtout le niveau des taux d’intérêt qui est très bas par rapport aux préteurs informels », révèle Ouro Gnao Nafissatou. Et elle complète. « J’ai donc eu mon premier prêt vers fin 2015. Ce qui m’a permis d’ouvrir une boutique de baraque à Kara ». Entre temps, la famille quitte Kara pour Atakpamé, mais le commerce de dame Ouro Gnao Nafissatou n’a pas fléchi.

Mieux, avec les crédits FNFI successifs obtenus et ses économies, elle est passée de baraque à boutique de Prêt-à-porter. Ascension fulgurante. Elle raconte « il y a 6 ans, je me promenais pour vendre mes articles. Aujourd’hui, j’ai mon prêt à porter. Je vends des pagnes, chaussures, et autres articles de mode. Le FNFI est une chance pour nous les femmes Togolaises ». Quand on lui demande son chiffre d’affaires, elle sourit, mais elle répond avec fierté, « Mon chiffre d’affaires mensuel se situe entre 2 et 3 millions FCFA. Et mon bénéfice net, entre 200 et 300 mille FCFA ».

DEMARCHE STRATEGIQUE

Dans un monde devenu hyperconnecté, il est primordial pour les magasins d’habillement d’élaborer une stratégie digitale. Depuis son arrivée à Atakpamé, Ouro Gnao Nafissatou est en pleine transformation digitale. En effet, c’est surtout par les meilleures applications de messagerie instantanée qu’elle propose désormais ses articles à sa clientèle. Elle dit : « Quand je reçois une nouvelle cliente, j’enregistre son numéro ce qui fait que j’ai beaucoup de contacts dans mon répertoire. Dès que j’ai de nouveaux articles, je fais des photos et j’envoie aux clients ».

LES DEFIS

Les principales difficultés rencontrées par Ouro Gnao Nafissatou dans le développement de son projet sont la concurrence très rude, et le financement. Pour faire face à la concurrence, elle mise désormais sur le digital. Grace au FNFI, elle a pu avoir du financement pour ouvrir une baraque.

PESPECTIVES ET CONSEILS AUX FEMMES

Parmi ses projets d’avenir, Ouro Gnao Nafissatou compte agrandir et moderniser sa boutique de prêt-à-porter. « C’est d’ailleurs pour ça que je veux avoir Nkodédé. Avec cet argent, ma boutique sera beaucoup plus remplie » affirme-t-elle. Et elle conclue : « Aux femmes, surtout, celles qui sont au foyer, vous pouvez réussir économiquement. Commencez petitement, et allez vers les structures comme le FNFI ».

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