De la couture à la revente du sel alimentaire, histoire d’une femme qui force l’admiration et le respect

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AWOUGNON Amivie Marie est une femme Togolaise titulaire d’un diplôme en couture qui excelle désormais dans son activité de revente du sel alimentaire ou sel de table. Grâce au FNFI, elle a redonné vie à ce commerce déjà mené pendant plusieurs décennies par sa maman. Mieux, elle s’est formalisée. AWOUGNON Amivie Marie est donc à la tête d’une entreprise de revente de sel alimentaire et dispose de plusieurs points de vente dans la ville de Lomé.  Retour sur un parcours persévérant qui porte aujourd’hui ses fruits.

C’est au cœur de la ville de Lomé que dame AWOUGNON Amivie Marie a obtenu son diplôme en couture. Mais très rapidement, elle choisit plutôt de marcher sur les traces de sa maman. Contrairement à ceux qui s’orientent vers les mêmes activités que leurs parents plus par peur de les décevoir, dame Amivie Marie s’est lancée dans la revente de sel par vocation. Elle a réussi à écrire son histoire sans l’influence d’autrui. « C’est vrai que j’accompagnais ma mère pour aller vendre le sel, mais elle ne m’a pas influencé. C’est de mon gré que j’ai décidé de suivre ses traces » confie-t-elle.

Magré sa volonté de réussir, Amivie Marie a été rapidement confrontée à la réalité. Elle avait besoin d’un capital conséquent pour agrandir le commerce, mais ne trouvait pas d’issue.  « Je ne voulais pas me contenter de ce que ma maman faisait. Je voulais agrandir l’activité, disposer de dizaines de sacs et vendre mon sel en gros » confesse-t-elle.  C’est ainsi qu’elle se met à la recherche de Fonds.  Défi qu’elle a pu relever avec le FNFI. D’abord avec le produit Accès des Jeunes aux Services Financiers (AJSEF) et surtout Nkodédé. « J’aurais pu chercher à avoir un atelier de couture. Mais j’ai fait le bon choix en devenant revendeuse de sel. Et me voilà des années après, avec des sacs de sel et trois points », plaisante l’entrepreneuse Togolaise.

Ses parents, eux, faisaient la grimace à l’annonce de sa réorientation soudaine. « Pour mes parents, la logique voudrait qu’après obtention de mon diplôme, je cherche à ouvrir un atelier. Quand j’ai fait le choix de la revente du sel, c’était l’incompréhension totale. » Si ses sœurs l’ont rejoint, l’activité tardant à rentabiliser, ces dernières ont tôt fait d’abandonner en cours de route.

Démarche stratégique

Amivie Marie avait rapidement constaté l’existence d’un marché potentiel important pour le sel alimentaire. Elle a notamment observé que beaucoup de revendeuses de sel en gros se retrouvent dans nos marchés. Au lieu de se contenter de son stand au marché, elle décide d’avoir deux autres points de vente dans la ville de Lomé. « Cette diversification des points de vente a été une réussite. Je le dois au produit Nkodédé. Au final, je me nourris, je vis bien et je suis libre » défend Amivie Marie.

Sources de financement

Au départ, Amivie Marie a financé son commerce grâce à des fonds propres. Aujourd’hui elle bénéficie d’appuis du FNFI et s’est vue accorder un prêt de 5 millions de FCFA avec Nkodédé Cycle 1.

Surmonter les défis

Au début, elle a rapidement rencontré des difficultés financières, ainsi qu’une baisse de moral liée au manque de soutien de sa propre famille, notamment ses parents qui n’étaient pas du tout d’accord pour qu’elle abandonne totalement la couture. C’est grâce à sa détermination, sa confiance en elle et son abnégation que dame Amivie Marie est là où elle en est aujourd’hui.

Parmi les facteurs essentiels de son succès, elle cite la rigueur, le travail et le soutien financier du FNFI.

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