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Echos des Bénéficiaires des Produits FNFI

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Rencontre avec Winimie LAMBONI, Bénéficiaire du Produit AJSEF du FNFI.

Dans ce nouveau numéro de votre rubrique ‘’ Echos des Bénéficiaires des Produits FNFI’’, nous vous conduisons à la découverte de Winimie LAMBONI, résidant dans la Préfecture de Tone et bénéficiaire du Produit ‘’Accès des Jeunes aux Services Financiers ‘’ (AJSEF). Retour sur le parcours de cette trentenaire, qui grâce à son courage et son abnégation fait parler d’elle, non seulement dans sa préfecture d’origine, mais aussi dans toute la région. Reportage…

Dapaong, Région des Savanes, plus de 700 Km au nord de Lomé. Winimie LAMBONI est la seule fille d’une famille polygame et nombreuse. Après ses études primaires, notre interlocutrice, vu l’âge avançant de son papa qui n’avait plus trop de moyens pour faire face aux besoins de toute sa famille, décida de prendre son destin en mains en apprenant un métier. ‘’ J’ai jeté un regard lointain sur mon avenir, en tenant compte de la situation financière de mes parents. J’ai également compris que tôt ou tard il me reviendra à moi de prendre soin de mes frères et sœurs. Il me fallait donc trouver rapidement des sources de revenus, et pour cela il me fallait apprendre un métier. Afin de concrétiser rapidement ma ferme ambition de vouloir apprendre un métier, je me suis dit que le métier qu’il m’était facile d’apprendre était le tissage. Vu que ma maman a appris ce métier, je pouvais alors bénéficier de ses sages conseils et de quelques-uns de ses outils. Je prendrai alors de l’avance sur mes camarades’’, poursuit Winimie, visage sérieux et concentrée sur ses activités.

Elle n’aura pas du mal à trouver une structure pour apprendre le métier de ses rêves, et pour cause Dapaong est une ville où les activités de tissage sont très rependues. Trois ans de formations ponctuées de stages pratiques dans les centres de tissage, et notre jeune trentenaire sort nantie de son Certificat de Fin d’Apprentissage (CFA). Son précieux diplôme obtenu, commence la difficulté majeure, comme c’est le cas d’ailleurs pour bon nombre de jeunes dans la Région.

‘’ J’avais fini et j’avais mon CFA en main, je devais pouvoir ouvrir un petit atelier et commencer mes activités. Je pouvais également décider de travailler depuis ma maison, mais dans l’un ou l’autre des cas je devais acquérir du matériel de travail. Comme vous vous en doutez, c’est du matériel qui coute cher. C’est vrai que je pouvais démarrer avec les kits d’outillage de ma maman, mais ils n’étaient pas suffisant, je devais les renforcer afin de pouvoir mettre en application tout ce que j’ai appris en période de formation’’.

C’est donc dans ces conditions que Winimie se met alors à se renseigner dans toute la région, afin de dénicher toutes les initiatives mises en place par le Gouvernement qui pourraient lui permettre de pouvoir contracter un microcrédit, aussi petit soit-il, afin de pouvoir se lancer réellement dans ses activités. Et c’est auprès de COOPEC-SIFA, une Institution de Microfinance de poids dans la Région des Savanes, et de surcroit Partenaire du Fonds National de la Finance Inclusive qu’elle sera davantage informée sur le Produit AJSEF du FNFI. Désormais toutes les informations relatives au produit Jeune en sa possession, notre interlocutrice décide alors de rejoindre la dynamique d’inclusion financière impulsée par le Gouvernement Togolais. Constitution du Groupe solidaire, formation en techniques de créations d’AGR et gestion de crédit, un processus assez simplifié qui au bout de quelques jours lui permet de toucher son premier crédit de 300.000 FCFA, de quoi lui permettre de commencer à relever le défi qu’elle s’était lancé.

‘’ Une fois que j’ai obtenu le crédit, dans le but de rationnaliser mes dépenses, j’ai décidé de travailler depuis ma maison. J’ai alors commandé le dispositif de tissage, acheté du fil à tisser et quelques kits usuels relatifs. C’est ainsi que j’ai commencé mes activités depuis la terrasse de ma maison. J’ai fait la publicité de bouches à oreilles et progressivement j’ai commencé à avoir de la clientèle nombreuse venir passer des commandes. Comme vous le voyez, je n’ai pas de raisons de me plaindre. Les activités se passent plutôt bien. J’ai assez de commandes, et en outre, je tisse des pagnes que je vends. Vous savez que quand les gans arrivent ici à Dapaong, ils veulent toujours repartir avec des pagnes tissés en guise de souvenir.’’

Notre interlocutrice a déjà de grandes ambitions. Réussir progressivement à monter une structure de formation, où elle pourra transmettre ses connaissances aux plus jeunes. Mais à moyen terme, elle compte renforcer ses activités avec la couture des chemises. Un rêve qui ne pourra se réaliser qu’en obtenant davantage de financements. Elle pense le réaliser avec la seconde tranche de crédit AJSEF. Mais elle n’ignore pas que ce second crédit est conditionné par le remboursement à temps et en montant du premier crédit.

‘’ Je suis un très bon élève en matière de remboursement de crédits. Je suis convaincu que je ne pourrai obtenir la seconde tranche de crédit que si je rembourse en intégralité le premier cycle. Je suis pratiquement à la fin du remboursement du premier cycle de crédit. Juste après, je ferai la demande pour obtenir la seconde tranche de crédit qui me permettra de pouvoir acheter une ou deux machines pour la couture des chemises pour la vente. Je pense que de la diversité de mes activités, réside également mon épanouissement social. Mais pour l’heure je peux affirmer que le produit AJSEF du FNFI a renforcé mon autonomie financière et économique.’’

Dans toutes les régions de notre pays, plusieurs millions de togolais souhaitent commencer comme Winimie LAMBONI, partir de rien et évoluer assez rapidement, et le Fonds National de la Finance Inclusive leur en donne l’opportunité

KD

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