Dans ce nouveau numéro de votre rubrique ‘’Echos des bénéficiaires des Produits FNFI’’, nous vous conduisons à Tchékpo, dans la préfecture de Yoto, Région Maritime.

Dans ce petit village à une dizaine de km au nord de Tsévié, Afi Gaba transforme les noix de palme en huile de palme et en huile de noix palmiste depuis près de trente ans. Une activité menée durant toutes ces années dans la plus grande modestie et dans la plus grande discrétion.

Pas de souci avec qui que ce soit, de surcroit un créancier qui viendrait lui réclamer une quelconque dette. Madame Gaba vivra replier sur elle-même, se contentait des maigres revenus de ses activités, jusqu’à jour ou sa fille ainée décide de briser la glace et de lui prouver le contraire.

‘’ Avant, j’avais peur de faire des prêts auprès des institutions de microfinance. Si non, mon commerce aurait décollé depuis. J’avais peur de ne pas pouvoir rembourser et d’avoir des problèmes avec mes créanciers. Mais, j’ai changé d’avis depuis que ma fille a appris l’appui financier qu’apporte le FNFI pour le démarrage ou la consolidation des activités génératrices de revenus. Elle s’est constituée en groupe solidaire, a suivi toutes les étapes pré-crédit et à un eu un premier crédit de 30.0000 FCFA, un second de 40.000 FCFA et les deux dernières tranches d’un montant de 50.000 FCFA chacun. Et j’ai constaté que son activité a décollé aussitôt.’’

Prenant exemple sur son cas de réussite, j’ai moi aussi pris la résolution de me rapprocher de la mutuelle Akwaba, une institution de microfinance partenaire du FNFI, pour me renseigner et obtenir les conditionnalités d’accès au crédit.

La transformation de noix de palme, une activité plus rentable que Afi Gaba ne l’imaginait, elle sera surprise de l’allure très vertigineuse que prendrait son commerce, mais aussi et surtout la rapidité avec laquelle avec laquelle elle remboursera son crédit.

‘’ Depuis que j’ai obtenu le microcrédit APSEF, j’achète les noix de palme qui constituent ma matière première en grande quantité et j’en fais le stockage. J’en utilise quotidiennement pour mes différentes transformations. A chaque jour de marché de Tsévié, je parviens à liquider en moyenne une vingtaine de bidons de 1 litre chacun. Je note une amélioration dans mon quotidien. Comme vous pouvez vous l’imaginer, avant c’était parfois très difficile pour ma famille et moi de trouver à manger. Mais, depuis que j’ai un fonds de commerce que je fructifie, les bénéfices générés me permettent d’envoyer un peu de nourriture à mes enfants qui sont à Tsévié et à Tabligbo. Je n’achète plus les intrants à crédit.’’

Afi sait dormais ce qui marche le mieux pour elle. Un déclic qu’elle a reçue de son institution de microfinance, la mutuelle Akwaba. Elle est désormais mieux aguerrie pour mieux gérer son buisines, mais aussi et surtout rembourser son crédit dans les délais.

‘’ La formation que j’ai reçue en gestion de crédit auprès de l’institution de microfinance m’aide énormément aujourd’hui. J’ai compris que je ne dois jamais toucher au capital pour mes besoins. Le capital reste le capital, et c’est seulement avec les bénéfices que je peux offrir un mieux-être à ma famille. Me concernant, je fais de la tontine chaque jour, et à la fin de chaque mois ce que j’ai pu mettre de côté me permet de rembourser la mensualité de mon crédit. Et je peux vous assurer que je m’en sors sans difficultés’’.

L’expérience de Afi Gaba démontre l’engouement rencontré dans les institutions de microfinance partenaires du FNFI, autant à Lomé que dans les hameaux les plus reculés du pays. Le microcrédit APSEF, un crédit de 30.000 F CFA allant à 50.000 FCFA, un taux d’intérêt de 5 % aux deux premiers cycles et 8 % aux deux derniers cycles avec une épargne stratégique de 5 %, un microcrédit qui pour beaucoup peut paraitre dérisoire, mais qui selon les témoignages change des vies.

Afi Gaba, c’est donc le récit de la rentabilité du microcrédit APSEF, des témoignages comme celui-là, il y en a beaucoup à travers tout le pays.

KD

 

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