Gnansa Yénakoma, un symbole de la réussite du FNFI

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Sortir progressivement les couches les plus défavorisées notamment les femmes du cercle vicieux de la pauvreté pour le monde vertueux en les rendant économiquement actives. C’est la finalité de la politique d’inclusion financière mise en œuvre par le gouvernement togolais à travers le Fonds national de la finance inclusive. Gnansa Yénakoma est bien placée pour témoigner de la réussite des produits de cette institution.

D’ailleurs, sa vie et son évolution sont intimement liées au FNFI dont elle avait entendu les échos d’une manière bien fortuite.

Son histoire, Gnansa Yénakoma la raconte en coulant presque des larmes de joie. Elle la résume simplement : « j’ai trop souffert dans ma vie ». Partir du dénuement total et franchir un à un les paliers de la sphère économique était pour cette veuve très éprouvante. Seule, elle devait travailler pour financer la scolarité de ses deux enfants, les nourrir, les vêtir et leur offrir un mieux-être.

Croyant fermement que « la femme togolaise est battante », elle s’était installée d’abord avec ses petites économies non loin de la pharmacie de Notse, la ville où elle réside, pour faire le commerce de Konme, l’un des plats les plus prisés du pays. « C’était ma manière de me débrouiller en profitant de l’espace qu’il y avait près de la pharmacie », explique-t-elle.

La vie de Gnansa Yénakoma changera dès qu’elle sera informée de la possibilité d’obtenir un financement du Fnfi. « Quand j’ai reçu premièrement, le crédit de 30.000 F, je n’y croyais pas. C’était énorme à mes yeux. J’ai donc renforcé mon commerce et acheté le sac de maïs qui me revenait moins cher que le détail », se rappelle celle qui est aujourd’hui une restauratrice très connue à Notse pour ses plats appétissants aux prix abordables.

Successivement, la brave dame passe de 30.000 F à 40.000 F puis à 50.000 F. « Quand j’ai obtenu le crédit de 50.000 F, c’était comme des millions à mes yeux. J’ai donc changé les bancs par des tables et chaises pour que mes clients soient plus à l’aise et préfèrent mon restaurant aux autres », fait-elle savoir.

L’ambition de Gnansa Yénakoma reste grandissante. Elle a désormais les yeux rivés sur Nkodédé qui lui permet d’obtenir jusqu’à 10 millions FCFA. Mais elle n’aura pas besoin du plafond du financement pour réaliser son projet d’ouverture d’un second restaurant dans une zone stratégique qui lui permettra de faire de bonnes affaires. De sa réussite, ce sont ses enfants qui se réjouissent le mieux. « Mes enfants n’ont plus aucune difficulté de survie. Je comble bien leurs besoins et ils fréquentent bien l’école », conclut-elle.

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