La vente des épices : une mine d’or exploitée par Agossa Ayele dans la région des Savanes

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La théorie dominante des économistes est que les contraintes de l’offre telles que des taux d’intérêt élevés et les garanties exigées jouent un rôle majeur dans l’exclusion des femmes du marché formel du crédit. Mais au Togo, depuis 2014, le Président de la République, SEM Faure Essozimna Gnassingbé a réussi à inscrire le pays au rang des nations d’inclusion économique et financière, avec la mise en place effective du Fonds National de la Finance Inclusive (FNFI). Agossa Ayele, vendeuse d’épices dans la région des Savanes et bénéficiaire FNFI fait partie des succès stories qui confirment la réussite de l’inclusion financière au Togo.

Une épice est une graine, un fruit, une racine, ou une substance végétale dont l’usage la plus connue et la plus populaire est en cuisine pour l’assaisonnement, la coloration et la conservation des aliments. Le marché des épices n’a jamais cessé de croitre depuis des décennies. C’est pour cette raison que dame Agossa Ayele, autre fois revendeuse de fruits a finalement opté pour les épices. Elle n’en produit pas. Elle en achète auprès des grossistes et revend en détail. Chez elle, vous trouverez plusieurs types d’épices dont : poivre noir, gingembre, clou de girofle, ail, oignon, laurier, thym séché.

Agossa Ayele n’a vraiment pas connu des débuts faciles. Née dans une famille pauvre, elle a dû quitter ses géniteurs pour vivre avec sa grand-mère. Très rapidement, elle a voulu s’autonomiser et se lance dans la vente de fruits. Mais, cette première activité n’est pas une réussite. Elle opte finalement pour la vente des épices qu’elle commence avec une petite épargne. Malgré les difficultés à avoir du financement pour agrandir son commerce, elle ne renonce jamais à ses ambitions. Par l’entremise de sa sœur elle découvre les produits du Fonds Nationale de la Finance Inclusive en 2015, et obtient le crédit. Aujourd’hui, elle est l’une des femmes les plus autonomes de sa communauté. « Mon chiffre d’affaires minimum par mois tourne autour de 300 mille FCFA nous confie-t-elle ».

Comme Agossa Ayele, elles sont des centaines de milliers de femmes qui grâce au FNFI arrivent à ne pas s’écrouler et parviennent à initier des AGR et à créer des TPME rentables. Elles ont en commun d’avoir de suite compris que l’échec n’est pas l’opposé de la réussite mais bien une expérience pouvant se révéler très enrichissante. Elles ont également saisi cette belle opportunité que représente le FNFI. « Moi, mes débuts ont été compliqués. Si mon commerce a pu réellement décoller c’est grâce au FNFI. J’ai eu 5 prêts avec le FNFI ».

Aujourd’hui, Agossa Ayele est bénéficiaire en fin des cycles des produits FNFI, donc éligible pour le produit phare Nkodédé. Elle a mené les démarches nécessaires et attend Nkodédé cycle 1. Avec ce crédit qu’elle aura auprès d’une banque classique partenaire du FNFI, Agossa Ayele compte franchir un cap. « Pour le moment je m’approvisionne à Lomé, mais je veux commencer par voyager et devenir grossiste. Avec Nkodédé, je vais réaliser ce rêve. Je compte notamment aller faire des achats en gros à Mallanville au Bénin », nous confie-t-elle.

Agossa Ayele vise loin. Elle veut notamment à long terme introduire des épices étrangères aux consommateurs locaux. En effet, il existe des milliers d’épices au monde. Et l’ambition d’Agossa Ayele c’est d’identifier les mélanges intéressants, ensuite importer des épices déjà traitées en gros pour les emballer avant la vente, ou en importer en gros prêts pour la vente. Une vraie femme résiliente qui inspire déjà la jeune génération dans sa communauté.

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