Les céréales au cœur de la réussite de dame Gawonu Fati à Notsè

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur whatsapp

Depuis des siècles, la constitution de stocks de céréales fait partie des stratégies pour affronter les périodes de disette. Aujourd’hui, ces stocks conservent leurs lettres de noblesse, même si la donne a changé. Car, désormais le stockage de céréales se fait principalement par des commerçants. Ces derniers disposent de l’information dont ils ont besoin pour acheter et vendre au moment opportun. Et le business marche. Installée à Notsè, c’est avec un crédit FNFI que dame Gawonu Fati s’est lancée dans le stockage de céréales en 2016. Retour sur son histoire. 

Les céréales représentent 50 % de l’apport calorique de la population. Sans approvisionnement en grains, il n’y a tout simplement pas de sécurité alimentaire. C’est de son plein gré que Gawonu Fati, le BEPC en poche quitte les bancs pour la revente de céréales. Mais, elle n’avait pas les ressources nécessaires pour faire du stockage. « Au début, je ne pouvais pas faire du stockage. Je partais au marché acheter deux ou trois bassines de céréales et je revendais au bol. », confie-t-elle.

Elle n’avait donc pas la capacité d’exploiter tout le potentiel de son activité en raison du manque de capital. En effet, dès le début, son rêve était surtout de stocker des sacs de céréales. L’idée : s’approvisionner directement chez des agriculteurs, stocker et revendre au bon moment. Ceci implique de s’assurer que les céréales ont été correctement récoltées, battues, séchées jusqu’au niveau d’humidité recommandé, triées et nettoyées pour ôter toute impureté. Puis placées dans des sacs pour stockage. Malgré sa volonté, elle n’arrivait pas à mobiliser le fonds qu’il lui fallait. Elle raconte : « j’ai frappé à toutes les portes, mais je n’ai pas pu avoir l’argent que je voulais. J’étais même découragée ».

Ce qui confirme que l’argent est au centre des préoccupations lorsqu’on se lance dans une AGR ou dans une aventure entrepreneuriale. Mais depuis 2014, avec le lancement officiel des activités du Fonds National de la Finance Inclusive FNFI, l’accès aux crédits est désormais facilité pour les femmes entrepreneures et les hommes entrepreneurs. Il ne doit pas être un frein à la création, ou encore au développement d’une AGR.

C’est justement grâce au produit APSEF, Accès des Pauvres aux Services Financiers (APSEF) du FNFI et à ses économies, que Gawonu Fati réussit à faire ses premiers stockages. Un avantage énorme pour toutes les parties. Son agriculteur fournisseur jouit d’un marché plus sûr. Elle vend les céréales lorsque le prix est favorable. Les acheteurs disposent d’un approvisionnement plus fiable. Les coûts et le gaspillage sont diminués ; toutes les parties prenantes peuvent jouir d’un revenu plus élevé.

« Le plus grand changement dans ma vie depuis ces crédits FNFI est que je suis financièrement indépendante. Auparavant, je devais attendre mon mari. Ce n’est plus le cas aujourd’hui », affirme Gawonu Fati. Preuve que quand les femmes peuvent accéder aux ressources dont elles ont besoin pour développer leurs activités, leur réussite est bénéfique pour la famille et la communauté.

Laissez vos commentaires