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Rencontre avec Madame Solim Lemharou, Bénéficiaire du Produit ‘’Accès des Pauvres aux Services Financiers’’ (APSEF) du FNFI

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Dans toutes les contrées du pays, c’est avec joie que les différents bénéficiaires des produits FNFI exercent librement leurs activités génératrices de revenus. Que ce soit pour le crédit APSEF, AGRISEF, AJSEF ou pour les autres produits spéciaux du FNFI, les différents bénéficiaires confessent aujourd’hui être plus autonomes et mieux aptes à œuvrer au développement de leurs communautés.

Farendè, Préfecture de la Binah, à plus de 450 Km au nord de Lomé. Dans ce village du nord Togo, vivent concentrés des centaines de bénéficiaires des différents produits FNFI qui aujourd’hui racontent avec beaucoup de joie les avancées positives qu’ils enregistrent depuis qu’ils fructifient le crédit qu’ils ont reçu.

Samedi 08 Décembre 2018, à la faveur des activités marquant la 31è édition de Sinkaring, fête d’initiation et des moissons de la préfecture de la Binah, nous rencontrons Solim Lemharou, la quarantaine, elle nous confie avoir bénéficié successivement des 4 cycles du crédit APSEF.

“Les différents cycles du crédit APSEF que j’ai reçu ont donné corps à mon rêve, celui de pouvoir me prendre en charge à travers l’exercice d’une AGR. Chaque jour qui passe, je consolide mon autonomie financière. Comme vous le savez, surtout dans les villages c’est très compliqué de pouvoir exercer une activité si l’on n’a pas un coup de pouce financier. Personnellement, je sais très bien préparer la boisson locale et j’ai toujours rêvé de pouvoir exercer cette activité. ‘’

Justement, pour éviter que toutes entraves ne viennent perturber les populations d’exercer librement leurs activités génératrices de revenus, les différents crédits du FNFI sont des crédits attractifs, sans garantie matérielle ni financière, mais aussi et surtout des crédits à taux bonifiés.

‘’ Je n’ai pas eu de difficultés avant de pouvoir avoir accès à la première tranche du crédit APSEF de 30.000 FCFA. Avec cette somme, j’ai démarré la fabrication et la commercialisation de la boisson locale tchouk ici dans ce carrefour très fréquenté par les villageois. Mais à des occasions spéciales, comme jours de fête ou de réjouissance populaire, comme c’est le cas aujourd’hui pour la fête des moissons, je me délocalise afin d’avoir plus de clients. Je dois avouer que comme je suis kabyé, je maitrisais bien déjà les techniques de fabrication de la boisson locale, ce qui fait que ma boisson est très appréciée. Les gens viennent des fois pour boire une ou deux calebasses. Mais la finesse de la boisson et les discussions entre amis font qu’ils prennent in fine 4 à 5 calebasses chacun. Et moi, cela m’arrange, car ça augmente mon chiffre d’affaire.’’

Un premier crédit que dame Solim rembourse totalement au bout des 6 premiers mois, car pour elle, la chaine de l’inclusion financière ne doit pas s’arrêter en si bon chemin.

‘’ Une fois que j’ai soldé mon premier crédit, j’ai alors aussi rapidement obtenu le second crédit, cette fois d’un montant de 40.000 FCFA. Ceci m’a permis de multiplier mes jours de vente de boisson. Initialement de 3 fois par semaine de jours d’activités de commercialisation, je suis passé à 5 fois par semaine, à raison de Lundi, Mercredi, Vendredi, Samedi et Dimanche. Ce sont un ensemble de techniques qui me permettent de renforcer mon chiffre d’affaire. ‘’

Notre interlocutrice nous avoue que les deux premiers cycles de crédit APSEF lui ont permis de lancer son activité et de pouvoir se donner un nom. Les deux derniers cycles de crédit de 50.000 F CFA chacun lui ont permis en outre de diversifier ses activités.

‘’Avec les deux derniers cycles de crédit reçus, j’ai commencé à vendre en parallèle des boules d’akpan, de la soupe de fromage ainsi que quelques petites bricoles. Dès lors, j’ai remarqué une augmentation de mes activités, car les gens viennent manger d’abord et ensuite se désaltérer. C’est progressivement un business très rentable que je suis en train de mettre sur pieds, et tout ceci grâce au FNFI. Actuellement, je peux avouer que rien n’est impossible dans la vie. Rien n’est facile non plus, mais avec un peu de courage et de la bonne foi, je pense qu’il existe aujourd’hui dans notre pays des mécanismes adaptés qui peuvent nous soutenir afin de pouvoir voler de nos propres ailes.’’

KD                          

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