Tchodie Amah Justine, revendeuse d’ustensiles de cuisine dans le marché d’Adjégré

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Les Togolais affichent un attachement particulier à la cuisine. Le marché des ustensiles bénéfice de cet engouement, ce qui se traduit par une forte implantation de revendeuses dans toutes les localités du pays. Toutefois, la concurrence reste très intense sur le secteur. Celle-ci s’observe d’abord sur les prix, mais elle s’effectue également sur le terrain de l’innovation. Revendeuse d’ustensiles de cuisine dans le marché d’Adjégré, Tchodie Amah Justine a réussi à tirer son épingle du jeu. Pour en arriver là, elle a pu compter sur le FNFI pour se passer des préteurs dont les taux d’intérêts étaient trop élevés. Retour sur une histoire qui a débuté en 2014. Nous sommes à Adjégré dans la région centrale.

PARCOURS

Qui n’a jamais brûlé un ustensile dès les premiers mois d’utilisation ? Même si la recette était souvent parfaitement suivie, notre matériel n’a pourtant pas survécu à la chaleur émanant de la plaque de cuisson. Pour éviter de nous retrouver, tous les six mois, aux stands ustensiles de cuisine, mieux vaut se tourner vers des produits de qualité. Allez-vous en procurer chez Tchodie Amah Justine dans le marché d’Adjégré si vous êtes dans la région centrale. Couverts, casseroles ou encore moules… Etc.

Tchodie Amah Justine est couturière de formation. Pendant son enfance à Kara, elle aidait également sa mère dans la vente de d’huile de palme. Mais passionnée par les ustensiles de cuisine, elle rejoint son grand frère à Adjégré en 2011 avec une petite épargne pour se lancer dans le secteur.  Elle s’est investie dans sa passion avec ses propres moyens et sa détermination, a appris les bases théoriques de ce business, et a perfectionné son activité avec l’expérience. « J’ai commencé petitement dans le marché. Mais comme j’aime aller vers les gens pour demander conseil, j’ai vite appris, lié rapidement des liens privilégiés avec les fournisseurs », révèle-t-elle. Tchodie Amah Justine a réussi à conquérir d’importantes parts de marché à Adjégré. La demande est forte.

Pour continuer à satisfaire sa clientèle, Tchodie Amah Justine a dû aller voir les préteurs informels. C’était en 2013. Mais entre-temps, devenue présidente des femmes du marché, elle fut parmi les premières informées sur les produits FNFI après le lancement du fonds en 2014. Et ce fut le départ d’une nouvelle aventure. « J’ai eu successivement 5 crédits avec le FNFI. Le taux d’intérêts est avantageux pour nous les femmes », affirme-t-elle. Les hommes et les femmes ont sans doute le même potentiel, mais des différences d’accès à l’éducation, à la santé et aux financements peuvent empêcher les femmes de réaliser le leur. Avec ses produits, le FNFI soutient l’entrepreneuriat féminin en améliorant l’accès aux financements.

L’engagement du Togo en faveur de l’égalité a dû s’appuyer sur des mesures gouvernementales pour libérer les femmes des structures sociales qui les empêchaient de progresser. Nous devons avancer et continuer de promouvoir l’égalité entre hommes et femmes. Et justement, le produit Nkodédé permet à nos femmes, bénéficiaires en fin des cycles des produits FNFI d’avoir des crédits jusqu’à 5 millions de FCFA pour le premier cycle et 10 millions pour le deuxième cycle. Tchodie Amah Justine, veut avoir un magasin moderne à Adjégré, rêve qu’elle pourra réaliser d’ici quelques mois par ce qu’étant éligible, elle a mené les démarches nécessaires et aura le financement Nkodédé.

SURMONTER LES DEFIS

Au démarrage d’une nouvelle affaire, la plupart des petites entreprises, qui commencent souvent en tant que nano-entreprises lancent leurs affaires en investissant leur propre épargne et/ou en utilisant des fonds obtenus auprès de parents ou d’amis, qu’elles peuvent compléter par des prêts consentis par des prêteurs informels ou par des crédits acceptés par les fournisseurs de matériel. C’est le cas dame de dame Tchodie Amah Justine. Mais, bien avant le lancement des activités du FNFI en 2014.

Aujourd’hui, cette dame qui se heurtait à des obstacles en matière de financement a pu grâce au FNFI rendre viable son activité. Désormais, elle ambition de mener celle-ci à un niveau supérieur avec le produit Nkodédé.

CONSEILS AUX FEMMES

Les communautés rurales sont celles qui ont le plus besoin de services financiers. Grace au FNFI et à d’autres initiatives du gouvernement, l’inclusion financière des zones rurales libère leur immense potentiel économique, et bénéficie aux pauvres en milieu rural y augmentant le revenu des ménages.

Amah Justine, exhorte toutes les femmes Togolaises à saisir ses opportunités. Elle dit : « avec toutes les opportunités qu’il y a, aucune femme ne doit plus attendre son mari. Levez-vous, trouvez une idée, le FNFI va vous accompagner ». Et elle conclue : « Je demande aux femmes d’être éveillées, car la vie n’est pas facile »

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