Echos des Bénéficiaires des Produits FNFI

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A la rencontre de Madame EKOUEVI Kossiwa, Bénéficiaire du Produit ‘’ Accès des Pauvres aux Services Financiers’’ (APSEF) du Fonds National de la Finance Inclusive (FNFI).

Dans ce nouveau numéro de votre rubrique quotidienne ‘’Echos des Bénéficiaires des Produits FNFI’’, votre Journal Togo Matin vous conduit dans la Région des Plateaux, notamment à Notsé, pour partager avec vous les témoignages de EKOUEVI Kossiwa, Bénéficiaire du Produit ‘’Accès des Pauvres aux Services Financiers’’ (APSEF), Reportage…

Notsé, Préfecture de Haho. En parcourant les artères du grand marché de la ville, quelle n’est pas notre joie de découvrir assez de bénéficiaires des différents produits du FNFI vaquer librement à l’exercice de leurs activités génitrices de revenus. Chacun en fonction du crédit obtenu exerce tranquillement son petit commerce, qui lui permet de joindre les deux bouts. Nous pouvons aisément lire des marques de satisfaction sur leur visage à chaque fois que l’on engage une discussion avec eux.

EKOUEVI Kossiwa fait partie des nombreux bénéficiaires des produits FNFI depuis 2017. Ménagère à l’origine, notre interlocutrice nous avoue que depuis fin 2016 elle éprouvait sans cesse le besoin de pouvoir mener une activité génératrice de revenus qui lui permettrait de se prendre en charge et garantir son autonomie. Et bien évidemment, le FNFI lui a permis de réaliser ses rêves.

‘’ Apres plusieurs années à la maison, je me suis dit qu’il était temps pour moi de pouvoir faire une activité génératrice de revenus. Après réflexions, je me suis dit que pouvais me lancer dans la vente des oranges. J’avais alors besoin d’une source de financement, un petit montant qui me permettrait juste de pouvoir réaliser ce défi. Bien évidemment, je connaissais déjà l’existence du Fonds National de la Finance Inclusive, pour avoir déjà entendu parler lors des séances de sensibilisation, ou encore dans des émissions de radios. Je me suis alors rendu auprès de SPEC OIC, ici à Notsé, une Institution de Microfinance partenaire du FNFI. Je leur ai exposé clairement mon intention de vouloir vendre des fruits, notamment des oranges et que j’avais besoin d’un léger coup de pouce financier. Ils m’ont bien reçu et m’ont déroulé toutes les opportunités que le FNFI mettait à notre disposition. Après des séances d’explications, on s’est évidement rendu compte que le crédit qui était le plus adapté à mes activités était le Produit Accès des Pauvres aux Services Financiers (APSEF).’’

Dans le mécanisme de fonctionnement du FNFI, le rôle des IMF est assez déterminent dans la formation et la sensibilisation des bénéficiaires.

‘’ L’Institution de Microfinance m’a alors mis en relation avec un Prestataire de Service Technique qui a renforcé mes capacités en techniques de création d’emplois et gestion de crédit. La formation à durée trois jours, formation à l’issue de laquelle j’étais à même de pouvoir démarrer une activité et de pouvoir la rentabiliser afin de pouvoir générer des revenus. C’est seulement après ce processus, que je me suis vu octroyer un microcrédit de 30.000 FCFA qui m’a permis d’acheter un panier d’orange. Aussitôt, je me suis bien organisé et déjà très tôt le matin, je fais le tour des quartiers pour vendre les oranges avant de revenir m’installer au grand marché de la ville. Au début, ce n’était pas facile, avec la chaleur et le soleil, mais après je me suis très vite adapté car j’étais fier de rentrer à la maison chaque soir avec des recettes. J’avais le sentiment d’avoir réussi le pari que je m’étais lancé. Ça fait toujours du bien de rentrer à la maison et de voir que la journée a été fructueuse avec de bonnes recettes.’’

Notre interlocutrice est fière d’avoir réussi à monter une activité stable qui lui permet aujourd’hui de joindre les deux bouts. Mais elle n’oublie pas que pour avoir accès au second cycle de crédit, il faut qu’elle rembourse en intégralité le premier cycle de crédit qu’elle a reçu.

‘’La formation a été bien claire. Les crédits FNFI sont justement des crédits et non des dons. Pour pouvoir bénéficier des cycles supérieurs de crédits, il faut bien cultiver la culture de remboursement. Parti de la, je me suis bien organisé pour pouvoir honorer mes engagements vis-à-vis des remboursements. Je n’ai aucune difficulté personnelle, mes remboursements se passent très bien et sans difficultés. Plus que des mensualités de remboursement, et j’aurai soldé ce premier crédit, et aussitôt je ferai la demande pour obtenir le second cycle de crédit. Mais pour l’heure, je peux vous dire que grâce à mon activité je suis plus autonome et j’ai vu mes droits économiques renforcées.’’

KD