Essozolim, une femme incluse

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KOHOKA Essozolim est une femme Togolaise mariée et mère de deux enfants. C’est depuis les bancs qu’elle s’essayait au commerce. Une fois sous le toit de son mari, elle se lance dans la revente de mèches, perruques et autres produits destinés aux cheveux au marché d’Agoè Assiyéyé. Ambitieuse, elle a pu compter sur le FNFI pour apporter des financements suffisants à son entreprise, augmenter sa marge de manœuvre et surtout sa crédibilité auprès des clients. Retour sur l’histoire de KOHOKA Essozolim.

KOHOKA Essozolim et son mari forment un couple modèle. Leurs revenus très faibles leur permettaient à peine de subsister. Ils se demandaient continuellement comment ils pourraient se sortir de la pauvreté et en finir avec les difficultés. Une des façons les plus populaires de gagner sa vie en tant que femme est de faire un commerce. C’était l’option préférée d’Essozolim, surtout que déjà sur les bancs, elle faisait de petits commerces. « Sur les bancs, on m’appelait la commerçante. Parce que j’avais toujours quelque chose à vendre à mes camarades », confie-t-elle.

Avec l’aide de son mari, elle achète des mèches qu’elle réussit à écouler rapidement. Grâce à sa témérité, son commerce évolue en un temps record et elle trouve une place dans le marché d’Agoè Assiyéyé. Puis, elle se met à la recherche de financements pour passer un cap. Elle raconte : « J’ai eu beaucoup de difficultés à convaincre tant les financeurs que mon entourage. Personne ne veut nous faire confiance. »

La première fois que Essozolim entendit parler de la possibilité d’obtenir un crédit pour son activité, c’était par une femme du marché, qui lui expliqua « qu’un projet du Chef de l’Etat » appelé FNFI pouvait l’aider à augmenter son fonds de commerce. Malgré ses nombreux doutes et sans consulter son mari, elle se déplaça vers une institution de microfinance pour poser des questions sur les produits FNFI. Elle ne savait pas encore que cette visite allait changer le cours de sa vie.

Essozolim ne s’est pas vite décidée. Elle réfléchissait à comment les produits FNFI pourraient améliorer sa vie, mais elle manquait de clarté quant à leur portée réelle. Puis le jour de prendre une décision arriva. Elle retourna à l’institution de microfinance. On lui proposa le produit AJSEF, Accès des Jeunes aux Services Financiers pour renforcer son fonds de roulement. « Ce produit a été très utile pour moi. Avec les deux cycles, mon commerce a réellement décollé », affirme-t-elle.

Après avoir reçu le premier décaissement, elle participa à un atelier d’éducation financière qui lui permit de mieux comprendre l’utilisation appropriée du crédit, l’importance de l’épargne et la façon de consigner les dépenses et les revenus. « Ce n’est pas que le crédit au FNFI. On nous apprend aussi à gérer notre argent », témoigne Essozolim. Grâce à l’éducation financière, elle comprit que l’épargne et les services de crédit permettaient d’optimiser les petites entreprises, de créer des réserves de liquidités en cas de catastrophe.

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